Suspension UberPop, un passage de Pop à Pro ?

 

Tout le monde l’aura compris, l’activité UberPOP n’est pas à proprement parlé un système de VTC, puisque il s’agit de particuliers qui s’improvisent chauffeurs avec leur véhicule personnel. Il s’agit finalement d’un service de co-voiturage urbain rémunéré, ce qui lui cause de nombreux problèmes législatifs.

La pression de l’Etat et des taxis en colère a fragilisé l’avenir du service, qui remportait pourtant un grand succès auprès des utilisateurs. Afin de conserver son activité le plus longtemps possible sur le territoire français, Uber essaie donc de rassurer ses conducteurs, sa clientèle, et surtout les pouvoirs publics. Mais pour certains chauffeurs, les conditions actuelles sont devenues trop contraignantes pour pratiquer leur activité sereinement. Il a donc fallu penser des solutions acceptables pour tous.

 

Professionnaliser l’activité

Désormais, pour prendre le volant, les chauffeurs devront ouvrir un statut d’auto-entrepreneur et réaliser un “test d’aptitudes”. Si toutefois ils ne souhaitent pas devenir auto-entrepreneur, il ne devront pas dépasser les 7000€ de chiffre d’affaires par an. Ces nouvelles conditions en refroidissent plus d’un, estimant perdre au change.

Yassin ne sera plus chauffeur UberPOP. « Avec le statut d’auto-entrepreneur, on va payer des charges en plus des frais de notre voiture et de l’assurance. Moi, je fais à peu près 700 euros par semaine. Quand Uber prend son pourcentage, et avec les frais d’essence, j’arrive à 400 euros. Quand je vais être auto-entrepreneur, je vais être à 300 euros pour travailler six jours sur sept. Ça ne vaut plus vraiment le coup. »

Uber risque de perdre un certain nombre de chauffeurs à cause de ces nouvelles conditions. De plus, avec l’arrivée de Heetch, plus grand concurrent de Uber actuellement, ces nombreux départs pourraient sérieusement remettre en question leur plan de conquête.

 

L’arrêt d’UberPOP ne devrait guère inquiéter les voyageurs d’affaires, le service n’étant pas adapté aux besoins des déplacements professionnels. Mais derrière cette décision du groupe américain pourrait se cacher un désir de valorisation du service de base, celui d’Uber.

Aujourd’hui, Uber pousse les anciens chauffeurs particuliers à passer la formation de VTC ou la capacité de transport, afin de devenir chauffeur Uber agrée. Une stratégie payante puisque les demandes ont explosé, et toutes les formations sont déjà complète.

Avec la disparition d’UberPOP, la demande en Uber X devrait augmenter considérablement. S’ils veulent perdurer dans le métier des chauffeurs privés, les chauffeurs particuliers n’auront donc d’autre choix que de se professionnaliser. Un POP pourrait finalement devenir tout simplement un PRO.

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