La RSE : quelles dimensions pour le secteur VTC ?

La Responsabilité Sociétale des Entreprises est un enjeu de société majeur dans tous les secteurs d’activité : elle vise à faire intégrer dans les responsabilités de l’entreprise les préoccupations sociales, environnementales et économiques, dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties-prenantes (partenaires, sous-traitants, …).

Une entreprise qui pratique la RSE va donc chercher à avoir un impact positif sur la société, à respecter l’environnement, tout en étant économiquement viable.

Chez BVTC nous pensons qu’elle est un axe essentiel d’amélioration de l’entreprise qui, au-delà des mouvements et contraintes que le secteur devra gérer dans les mois prochains, déterminera quels seront les standards et acteurs pérennes du métier. Explication :

A l’origine de la démarche, la volonté de nombreux acteurs d’une meilleure prise en compte des impacts environnementaux et sociaux des activités des entreprises.

Les impacts environnementaux se repensent évidemment avec la notion de développement durable, à l’heure ou la protection de l’environnement compte plus que jamais, notamment dans les secteurs de l’énergie, du transport, de l’industrie,…

Les impacts sociaux englobent notamment le recrutement, le management, mais aussi la gestion des parties prenantes, c’est à dire les devoirs envers les groupes et personnes qui ne peuvent pas justifier d’un contrat (de travail, commercial…) ou d’une règlementation pour faire valoir leur demande auprès d’une entreprise.

La RSE est donc un ensemble de bonnes pratiques et d’engagements de l’entreprise qui se base sur la notion de responsabilité : le fait de rendre compte de ses actes, d’en assumer les conséquences, mais surtout d’en limiter les risques négatifs.

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L’exemple du secteur automobile :

Par exemple, Peugeot et Renault font figure de modèle dans le secteur automobile selon l’agence Oekom : leur effort de responsabilité, mesuré sur une échelle à 12 niveaux, allant de A+ à D-, sur plusieurs ensembles de critères, se situe globalement à B.

Ils obtiennent notamment une note supérieure à celle de leurs concurrents en matère d’émission de CO2 de la flotte vendue, premier enjeu clé pour le secteur automobile, ainsi que sur le respect des standards sociaux et environnementaux dans la chaine d’approvisionnement. Cependant l’agence Oekon s’interroge sur la capacité du secteur automobile, « aux standards traditionnellement élevés dans les domaines des droits des travailleurs et des normes environnementales », à maintenir son exemplarité en matière de RSE : aucun constructeur n’obtient de note A dans aucun des domaines d’action clé. Quant à la transition vers la mobilité électrique, tous les constructeurs s’y penchent, mais « le pas qui permettra de passer d’un marché de niche à un marché grand public doit encore être franchi ».

Autres exemples 

  • Une entreprise de logistique privilégiera des actions de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre
  • Une entreprise ayant une activité dans un territoire très touché par le chômage privilégiera l’emploi local et favorisera l’insertion de personnes éloignées de l’emploi.
  • Une petite entreprise ayant recours à des ressources naturelles (ex: bois ou pierre) cherchera des matériaux plus respectueux de l’environnement (ex: bois issu de forêts gérées durablement)

La RSE est, pour l’entreprise, plus qu’un argument : elle lui permet certes de se différencier de la concurrence, mais aussi de mieux gérer ses risques, d’attirer et fidéliser les collaborateurs, de réaliser des économies, de fonder des partenariats forts basés sur de meilleures relations …

Autant de points sur lesquels le secteur VTC est soumis à de forts questionnements, notamment avec la transition amorcée par la loi Grandguillaume, et au regard du rôle des grandes plateformes type Uber.

La RSE pour l’entreprise VTC 

Elle doit être pensée comme un investissement, qui permettra à l’entreprise d’augmenter sa performance globale : BVTC répète régulièrement que le succès d’une entreprise de sa préparation, et de la vision globale qu’elle se donne. Mais la RSE permet aussi de faire des économies qui peuvent rejoindre, dans le cas VTC, la dimension environnementale : investir dans des véhicules hybrides permet de limiter ses émissions de CO2 tout en réalisant des économies de carburant qui s’avèrent non négligeables en milieu urbain.

La RSE permet également de garantir l’acceptabilité sociale de son activité : les bons modèles de partenariats ou d’emplois, notamment au regard de la transition en cours, pourront s’assurer une certaine adhésion de la part du public, des communautés locales, des clients.

En conclusion, la RSE est un ensemble de pratiques riche qui questionne le modèle de l’entreprise et la pousse à améliorer sa performance non seulement sur les critères économiques, mais également humains, sociaux, environnementaux. Elle peut devancer les normes et législations et être ainsi un moteur d’optimisation, de réputation, voire d’exemplarité. C’est un choix ambitieux qui pourra rendre l’entreprise actrice face aux challenges du secteur, et nous encourageons bien sûr à la découvrir davantage, de même que nous la réfléchissons pour notre entreprise.

Retrouvez plus d’infos, d’exemples et d’actus sur le portail E-RSE, la plateforme de l’engagement RSE et du développement durable : https://e-rse.net

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